Sauver l’abbaye de Mormant sur la via Francigena

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Plus qu’une abbaye, par essence même lieu fermé au monde extérieur, Mormant se place dans la lignée des hôpitaux-hôtellerie de chemin que comptait la France du Moyen Âge.

Pour cette 3 ème saison de la mission Bern un dossier est en préparation, nous vous demandons des idées et de nous aider à porter ce projet qui doit être déposé avant fin décembre 2019
Découvrez l’abbaye en cliquant sur ce lien http://mormant52.free.fr/

Les chemins vers Rome

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Rome ! C’est précisément le but de la Via Francigena, le « chemin des Francs », qui au Moyen Age reliait le nord de l’Europe à la Cité éternelle. Avec celui de Jérusalem et de Saint-Jacques de Compostelle, la Via Francigena est l’un des trois grands pèlerinages chrétiens dont la finalité était de se rendre au tombeau de saint Pierre dans la basilique de la cité Vaticane. Particularité de la Via Francigena : il n’y avait pas d’itinéraire unique pour se rendre à Rome.

La « Voie des Français », est un réseau de routes et chemins empruntés par les pèlerins venant de « France » pour se rendre à Rome. Importante voie de pèlerinage tout au long du Moyen Age, la Via Francigena est différente de Compostelle par son histoire qui se déroule sur deux millénaires ; elle a eu au fil du temps des fonctions militaires, religieuses et commerciales.

La Via Francigena a récemment fait l’objet d’études, d’un balisage et d’une reconnaissance en 2004 par le Conseil de l’Europe comme « Grand itinéraire culturel du Conseil de l’Europe ». L’un des objectifs poursuivi par diverses associations, dont celle pour la Renaissance de la Voie Francigena, est de faire reconnaître ce grand itinéraire culturel européen par l’UNESCO.

Inventaire du petit patrimoine sur la via Francigena

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Nous lançons le recensement et l’étude du petit patrimoine et du patrimoine public.

Une année sera nécessaire pour mener à bien ce recensement avec l’aide de nombreux bénévoles et passionnés du patrimoine local.
Bien que le sujet d’inventaire semble réduit, il s’agit d’un balayage assez large du patrimoine public, religieux, agricole, artisanal, hydraulique. La notion de taille de l’édifice est présente, il s’agit surtout d’édicules (puits, oratoires, croix, cabanes) mais aussi de constructions publiques (fontaines, lavoirs, halles, mairies-écoles, places publiques) bâties au long de la via Francigena.
L’objectif de l’inventaire est de prendre connaissance de la richesse patrimoniale du chemin pour :
– restaurer et conserver,
– valoriser le patrimoine au niveau touristique et culturel localement et nationalement au moyen de publications, expositions, animations et installations pédagogiques sur sites.
Si vous souhaitez nous aider prenez contact avec moi
Merci

Pour contacter Charles MYBER

charlesmyber@laviafrancigenaenfrance.fr

En route vers la candidature à l’UNESCO de la Via Francigena.

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La Via Francigena devrait faire partie de la liste des patrimoines mondiaux reconnue par l’Unesco. Tout au long du Moyen Âge, Rome fut la plus importante de toutes les destinations pour d’innombrables pèlerins venant de toute l’Europe. Ils cheminaient sur la Via Francigena. Cet ensemble de chemins qui reprenait notamment les voies romaines de l’Antiquité et s’enrichissait de nombreuses variantes, traversait les territoires actuels de la France, de la Suisse et de l’Italie. De Canterbury à Rome la via Francigena retrace la route que suivit Sigéric pour se rendre à Rome en 990 afin d’y rencontrer le pape, et recevoir le pallium symbolique de sa nomination d’ Archevêque de Canterbury. Dans un manuscrit, il décrit les 79 étapes de son voyage de retour, de Rome à Canterbury. 48 étapes en Italie, 7 en Suisse, 24 en France. Cette ancienne voie médiévale est aujourd’hui reconnue comme Grand Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe. Tout au long du trajet les monuments historiques justifient l’inscription de la Via Francigena au Patrimoine mondiale de l’Unesco. La route de pèlerinage Via Francigena a joué un rôle essentiel dans les échanges et le développement religieux et culturel au cours du Moyen Age. Au même titre que les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, la Via Francigena mérite la découverte. Ce chemin remonte à 58 avant JC, à l’époque où Jules-César ouvre une route à travers la France par la « Route de Rome » ou la « Via Francisca ». Les besoins des pèlerins se rendant à Rome à partir du Nord de l’Europe furent satisfaits grâce à la création d’un certain nombre d’édifices, dont beaucoup furent créés sur les sections françaises. La Via Francigena est un témoignage exceptionnel de l’influence de la religion chrétienne dans toutes les classes sociales et dans plusieurs pays d’Europe au Moyen Age. Son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco nous semble intéressante. Cet itinéraire entre en France par ou non loin de Calais, puis traverse Wissant, Guines, Licques, Arras, Bapaume, Péronne, St Quentin, Tergnier, Laon, Reims, Châlons-en-Champagne, Brienne-le-Château, Bar-sur-Aube, Clairvaux, Châteauvillain, Mormant, Langres, Champlitte, Besançon, Ornans, Pontarlier, Les fourgs que nous avons choisis comme villes étapes majeures sur le parcours français. Il ne fait aucun doute que la reconnaissance du Conseil de l’Europe puis celle de l’UNESCO, devraient constituer des éléments décisifs dans le renouveau de la via Francigena.

Aujourd’hui, Renaissance de la via Francigena en France travaille avec une vingtaine de personnes à préparer ce projet en ayant un seul objectif vous faire participer à ce projet.
Charles Myber Renaissance de la via Francigena en France contact : charlesmyber@laviafrancigenaenfrance.fr

Message de monseigneur de Metz-Noblat Président de Spiritualitas in Francigenam

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Mois d’été

« Le matin tout resplendit, tout chante, la terre luit, le ciel flamboie ; et pour nous, qu’il pleuve, tonne ou vente, de tout temps nous chantons notre joie ! » Ce chant scout me revient en mémoire alors que je démarre dans le soleil levant. La journée s’annonce chaude, mais je profite simplement de la douce luminosité qui enveloppe la campagne. Occasion de laisser monter vers le Ciel ma reconnaissance pour la vie qui est la mienne. Parfois, tout semble dû. J’entends volontiers autour de moi : « J’ai droit à ceci ou à cela ! » Et si je recevais ma vie comme un don ? Et si je faisais de ma vie un cadeau pour ceux que je rencontre ? L’idée même me réjouit ; les petites attentions quotidiennes (un sourire en passant, un coup de main, un bon mot) sont comme de petites fleurs qui embellissent l’existence, comme le parfum des jours d’été.

 

+ Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres